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Tome premier.
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FRAGMENT DE JUSTIFICATION. 5jS

ques soins économiques très-peu étendus, était leterme vers lequel devaient tendre toutes les institu-tions politiques, et qu’on pouvait s’en rapprocheravec d’autant plus de rapidité, que la masse entièredes peuples serait plus éclairée. Je pensais que toutesles lois devaient être des conséquences évidentes dudroit naturel, de manière qu’il ne restât à l’opinionou à la volonté du rédacteur qu’à déterminer des dis-positions dépuré combinaison ou de forme, danslesquelles même ce qu’elles présentent d’arbitrairedevait successivement disparaître.

Je croyais en même temps que le moyen de s’ap-procher sûrement et promptement de ce dernierterme, était de ne pas devancer de trop loin l’opi-nion commune; de ne pas la heurter non plus, et luirendre odieuses les institutions utiles qu’elle eûtsollicitées au bout de quelque temps, si on lui eûtlaissé le temps de se former.

Au moment de la révolution, l’égalité absolueentre les citoyens, l’unité du corps législatif, la né-cessité de soumettre une constitution à l’acceptationimmédiate du peuple, la nécessité d’établir des as-semblées périodiques qui pussent changer cette cons-titution , et de donner aussi au peuple un moyen defaire convoquer ces assemblées lorsqu’il croirait saliberté menacée ou ses droits violés par les pouvoirsexistants, me parurent devoir être la base delà nou-velle organisation sociale.

L’idée surtout d’organiser un moyen pour le peu-ple d’exprimer son vœu sur la nécessité d’une ré-forme quelconque, tel que jamais une insurrection