FRAGMENT DK JUSTIFICATION. 5p5
à la séance de l’Assemblée, parce que, d’après laforme, les motifs réels et l’atroce sévérité de leurjugement, on pouvait, et par conséquent on devaitregarder comme des hommes seulement séduits ceuxqui n’avaient pas été condamnés à mort.
J’ai été d’avis de l’amnistie d’Avignon , parce queje croyais que les hommes qui avaient contribué à lamort de Lécuyer, et ceux qui l’avaient vengé avectant de barbarie , devaient être traités de même; parceque je regardais d’ailleurs les horreurs d’Avignoncomme la suite de cette répugnance du ministèrefrançais à détruire le foyer de la contre-révolutionqui se tramait dans les départements méridionaux.
Quant aux événements du 20 juin, accoutumé àregarder les rois comme des hommes, ne pouvantdouter de la justice des soupçons et des méconten-tements du peuple, certain des préparatifs qu’onavait faits contre cette troupe de citoyens mal arméset mêlés de femmes et d’enfants, il m’était impos-sible de voir dans cet événement autre chose que leseffets naturels d’un rassemblement nombreux, forméd’hommes la plupart sans instruction, de mœursgrossières, habitués à des mouvements brusques, àdes cris ,à un langage énergique , mais où les expres-sions injurieuses et proscrites du langage épuré sontprodiguées même sans qu’on y attache leur sens réel.
La persécution contre le maire de Paris , qui avaitépargné le sang des citoyens et prévenu, concur-remment avec les membres de l'Assemblée, des dé-sordres qui auraient pu se commettre au château ;les calomnies répandues avec affectation dans la
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