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Tome deuxième.
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AVERTISSEMENT.

Dans tous les siècles on a vu des princes ai-mer les sciences, les cultiver même, attirer lessavants dans leurs palais, et récompenser parleurs bienfaits, par leur amitié, des hommes quileur offraient une ressource sûre et constantecontre l’ennui, espèce de malheur qui sembleparticulièrement attaché au pouvoir suprême.

Mais ce n’est que dans le dernier siècle qu’ona senti qu’il était de l’intérêt du gouvernementd’accorder aux sciences mêmes une protectionconstante, parce que la gloire attachée à leurstravaux rejaillit sur l’empire où elles sont ho-norées, et lui donne une grandeur d’opinionplus flatteuse, et souvent aussi utile que la puis-sance réelle.

L’Europe a reçu de la France le premierexemple de cette protection éclairée. Excité parl’amour du bien public, et plus encore peut-être