ESSAI
D’UNE HISTOIRE DES
CORRESPONDANTS
DE L'ACADGHIE ROYALE DES SCIENCES.
Obligé, par reconnaissance et par devoir, de con-sacrer mon temps à l’Académie, je vais soumettreà son jugement quelques essais d’un travail qui,par son objet du moins, m’a paru n’être pas in-digne de son attention : c’est une histoire de sescorrespondants.
Leur institution est de la même date que le re-nouvellement de l’Académie. Cette compagnie avaitsenti combien il lui serait utile d’avoir partout desyeux exercés, attentifs, et d’être assurée qu’aucunphénomène digne de son attention n’échapperait,dans quelque lieu que la nature eût pu le pro-duire.
Les savants de l’Europe les plus justement cé-lèbres ont regardé le titre de correspondant de l’A-cadémie comme une distinction honorable : ils sesont montrés jaloux de se rendre utiles aux sciencesen remplissant les vues d’une compagnie qui a tant