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Tome deuxième.
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K SF.UR.

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Ils entreprirent le commentaire sur les Principesde Newton. Cet ouvrage du philosophe anglais, quepeu de géomètres même étaient en état d’entendrelorsqu’il parut, est rempli de propositions que New-ton avait trouvées par une méthode dont il semblaits’être réservé le secret. Les démonstrations synthé-tiques où il avait suivi la marche de la géométrieancienne, ne pouvaient servir à retrouver la routequi l’avait conduit à ses découvertes. Le seul moyende rendre cet ouvrage intelligible au commun desmathématiciens, était de substituer à la méthodeancienne, les méthodes nouvelles qui pouvaient four-nir des démonstrations plus directes, et qui dispensentd’efforts de tête si fatigants. Newton avait inventéces mêmes méthodes, mais il ne les avait pas em-ployées dans son ouvrage. On l’a soupçonné d’avoirvoulu cacher sa marche, pour exciter encore plusd’admiration : ostentation bien indigne d’un si grandhomme, et dont jamais personne n’eut moins besoinque lui. Ne serait-il pas plus naturel de croire queNewton, aussi simple dans ses ouvrages que danstout le reste de sa longue et glorieuse carrière, aemployé la méthode des anciens, seulement parcequ’elle lui était plus familière que celles mêmequ’il venait de découvrir, et parce que, dans letemps où les Principes mathématiques parurent,ils auraient été encore moins entendus, surtout enAngleterre, s’il y eût déployé tout l’appareil de lanouvelle analyse?

Les pères Le Seur et Jaquier firent leur commen-taire en commun, ou plutôt chacun d’eux fit de