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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE LA CONDAMINE. îgi

pour qu’un homme sensé puisse les craindre, ou seprécautionner contre elles : on vit ensuite qu’il y ades circonstances où cette maladie est plus bénigne,et qu’on éviterait une partie du danger, si on pou-vait choisir le temps où on l’éprouverait. On sa-vait enfin qu’elle se communique, soit par l’attou-chement d’un malade qui en est attaqué, soit enrespirant le même air que lui : de là vint l’idéed’une sorte d’inoculation qu’on a trouvée presquepartout établie de temps immémorial. On voit, dansnos villages, des parents exposer leurs enfants à lacontagion de la petite vérole, parce que cette ma-ladie est regardée comme moins dangereuse à cetâge. Il y a loin de cet usage à la pratique de l’inser-tion , à une méthode par laquelle on peut non-seu-lement choisir le temps de la maladie, mais encoreen diminuer les dangers au point de la réduire àune incommodité légère. Cependant l’inoculation,que des peuples si éclairés n’ont adoptée qu’aprèstant de résistance, s’était établie sans peine chezune nation à demi barbare. Cette pratique, si salu-taire pour conserver la vie des hommes, et, ce quin’est pas moins important peut-être, la beauté desfemmes, tire son origine de la Circassie, d’un paysoù cette beauté est un objet de commerce. Un mé-decin grec la répandit parmi les chrétiens de Cons-tantinople. Milady Montaigu l’apporta en Angleterre,d’où il semblait qu’elle dût se répandre en peu de

et par des hommes assez dignes de foi, pour qu’il en résulte vé-ritablement, que de pareilles rechutes ont eu lieu.