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Tome deuxième.
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ao8 éloge oe m. trudaink.

comme ils les surpassent en autorité : l’ordre de lasociété se rapprocherait de l’ordre de la nature; eten obéissant à la raison plutôt qu’à la puissance,l’homme semblerait n’avoir perdu aucun de sesdroits. Tel fut le principe qui dirigea M. Trudainele père dans l’éducation de son fils; tel est le butque le fils se proposa lui-même dans l’intervalle detemps qui sépara sa première éducation de l’époqueoù il devait se livrer aux affaires. Les lois furent lepremier objet de ses études, et dans ce travail il eutson père pour guide : il ne se borna pas à une étudesuperficielle de la jurisprudence : né avec un espritnaturellement juste, il dut sans doute être blessé desdéfauts et de la complication de nos lois: mais c’é-tait une raison pour lui de les étudier avec plusd’ardeur. Il sentait que le hasard l’avait fait naîtredans un temps où le progrès rapide des lumièresferait bientôt désirer à la nation des lois plus sim-ples, plus douces, plus conformes à ces principesgénéraux de la raison et de la nature, que l’esprithumain perfectionné a appris enfin à ne plus mé-connaître; mais il sentait en même temps que pourréussir à se faire écouter en proposant de corrigerdes lois qu’un vieux respect fait regarder commesacrées, il faut que le réformateur puisse dire àceux qui veulent les défendre : Je connais mieux quevous ces lois , que vous me reprochez de vouloir dé-truire; et c’est parce que je les connais que je vou-drais les changer. Il sentait que la connaissance deslois d’un pays est pour un administrateur ce qu’estla bravoure pour un général, une qualité commune