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Tome deuxième.
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KLOGE DK M. TKUDAINF.

fiera l’examen des procédés nouveaux qu’on luipropose à des hommes habiles et incorruptibles;vainement ils lui développeront les motifs qui dic-tent leurs décisions; l’administrateur pourra se trom-per encore, lors même qu’ils ne lui auront dit quela vérité; car en ce genre, comme dans tous les au-tres, jamais on n’entend parfaitement, jamais on nejuge bien que ce qu’on aurait pu faire soi-même.

M. Trudaine voulut acquérir sur les matières ducommerce et sur la théorie des arts, une connais-sance fondée sur leurs véritables principes, sur lagéométrie, sur la physique, sur l’histoire naturelle.Ainsi, par une étude profonde de la théorie, il sup-pléait au temps qui lui aurait manqué pour appro-fondir les détails pratiques : en se plaçant au-dessusdes objets pour les embrasser d’un coup d’œil, ilapprenait à les voir plus vite, et cependant à lesvoir mieux : c’était encore pour lui le seul moyend’acquérir une supériorité réelle sur les hommesoccupés des arts dont l’administration lui était con-fiée, et cette supériorité est, pour ainsi dire, néces-saire à l’administrateur.

Les hommes livrés à la pratique des arts atta-chent au mérite de leurs inventions une importancepresque toujours exagérée, mais qui naît de leurenthousiasme pour l’objet de leurs travaux, et sanslaquelle ils ne feraient rien d’utile. Ils sont doncportés à mépriser l’administrateur qui prononce surles arts et qui les ignore; et tout bien devient im-possible lorsque les hommes ont découvert que ce-lui à qui ils doivent obéir, est indigne de leur com-