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Tome deuxième.
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ÉLOGE OK M. TRUDAINE.

il vit dans les mines la chimie appliquée en grandaux métaux, et cette foule île procédés ingénieux ousavants qui servent à rendre l’exploitation de cesmines moins périlleuse et plus utile : il visita lesports ; il y observa la construction des ouvrages des-tinés à les défendre contre les flots ou contre lesvents; enfin, il étudia la marine, qui emploie tousles arts, et qui a besoin de toutes les sciences. M. deMontigny l’accompagna dans ces voyages utiles :quoique beaucoup plus jeune que M. Trudaine lepère, il était son ami; il le fut alors du fils; et cetexemple rare prouve qu’aucun des trois n’avait lesdéfauts de son âge.

Ce ne fut qu’après toutes ces études, qu’enfinM. Trudaine le père crut pouvoir répondre à la na-tion des talents et des lumières de son fils : il obtintpour lui, en 1767, la survivance et l’adjonction desa place. Cependant M. Trudaine n’avait pas encorevingt-cinq ans ; et c’est à cet âge qu’il se vit appeleraux quatre départements importants, des fermes gé-nérales, du commerce, des manufactures, des pontset chaussées : il les administra pendant près de vingtannées.

Les détails de l'administration nous sont étran-gers; mais le tableau des principes d’un magistratéclairé, et de lame d’un bon citoyen, a droit d’in-téresser l’Académie; et nous osons assurer que cetableau sera fidèle. On sait que M. Trudaine aimaità discuter avec ses amis ces principes généraux dontdépendent le bonheur ou le malheur des États ;principes qu’on saisit aisément quand on a reçu de