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Tome deuxième.
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ÉLOGE UE M. TRUDAINE.

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moins que lorsque, sous une autre forme, ils croientn’en payer qu’une partie. Les impôts indirects, aucontraire, se lèvent immédiatement sur la partie dupeuple qui vit de son travail; et c’est contre elle ques’exercent ces rigueurs trop souvent inévitables pouren assurer le recouvrement : la distribution de cesimpôts est toujours inégale, parce qu’il est impos-sible de les proportionner, soit aux facultés de ceuxqui les payent, soit à la valeur des objets sur les-quels ils sont imposés. Ces impôts entraînent desfrais énormes de perception; découragent le com-merce, les arts, l’agriculture; emploient un grandnombre d’hommes, dont le temps et l’industrie sontperdus pour l’État; inspirent au peuple le désir dese soustraire par la fraude au joug qu’ils appesan-tissent sur lui; font naître une race nombreuse defraudeurs, que l’habitude de faire un métier dange-reux et de braver les lois peut rendre funestes à lasociété; entretiennent une guerre sourde entre lanation et les régisseurs des impôts; obligent enfin,pour réprimer ceux qui font la fraude ou qui enprofitent, d’établir des peines sévères, injustes même,osons le dire, puisqu’elles mettent au rang des cri-mes des actions qui ne blessent aucun des devoirsprimitifs de l’homme; et ces peines, que le nombredes délits oblige de multiplier, font perdre des ci-toyens, ruinent leurs familles, anéantissent leur pos-térité. Telles étaient, aux yeux de M. Trudaine, lessuites nécessaires et prochaines des impôts indirects :il en gémissait. Il voyait que, par une influence pluséloignée, ces impôts tendaient à relâcher les liens