Band 
Tome deuxième.
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FLOGF. DF. M. TRUDAINE.

•11 r J

L’activité du commerce et de l’industrie dépendde la multiplication des grandes routes, des portsde commerce, des rivières navigables, des canaux, desponts qui unissent les provinces que la nature a sépa-rées par des fleuves;disons plus, sans tous ces moyensde communication, les provinces de l’intérieur d’ungrand État, les cantons éloignés des grandes villesseront toujours sans fertilité, sans force, sans popu-lation; les subsistances circuleront lentement, et lavie d’une partie du peuple restera toujours à lamerci des saisons.

C’est ce qu’avait senti M. Trudaine le père, et danscette partie, son éloge n’est plus séparé de celui deson fils. Il est doux de pouvoir unir ces deux nomschers à la patrie, chers à l’Académie, qui les a comp-tés longtemps parmi ses membres, et qui s’honoraitde leurs vertus. Le département des ponts et chaus-sées prit entre leurs mains une activité et une im-portance que jamais ils n’avaient eues : toutes nosprovinces furent réunies par des routes nouvelles ; lesgrandes rivières traversées par des ponts; nos portsde commerce réparés et multipliés : la France en-tière prit sous cette administration une face nou-velle. L’intérêt du commerce et de la défense del’État présidait à l’établissement des communications;et pour citer un exemple unique peut-être dans l’his-toire d’une monarchie, on vit, aux portes de la ca-pitale, construire sur la Seine un pont de 1 pierredestiné à une route de commerce, tandis que lacommunication de la cour qui, sous des adminis-trateurs courtisans, eût été le premier objet de leurs

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