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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE JUSSIEU.

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devaient servir de fondement à ces divisions, ou enfinà rapporter les plantes aux classes établies par lesméthodes.

M. de Jussieu porta ses vues plus loin : il aperçutd’abord que parmi les caractères tirés de la forme oudu nombre des parties différentes des plantes, il yen a qui changent avec le climat, l’âge de la plante,la nature du sol qui l’a nourrie, et que l’influencede ces causes accidentelles est plus étendue que nel’avaient soupçonné plusieurs des botanistes quiavaient proposé des méthodes. Il vit ensuite que par-mi les caractères constants , il y en avait quelques-uns qui semblaient superficiels, pour ainsi dire, eusorte que deux espèces de plantes qui ne différaientque par ces caractères présentaient les mêmes phé-nomènes dans leur germination, dans leur dévelop-pement , dans leur reproduction , et donnaient dansl’analyse des substances semblables ; que par consé-quent si de tels caractères servaient de base à uneméthode, ils sépareraient des plantes que la natureavait rapprochées, ou rapprocheraient celles que lanature avait séparées : la manière dont les plantesse développent, croissent ou se reproduisent, et lanature de leur substance, parurent à M. de Jussieudevoir servir de base à la méthode de les classer. Cescaractères embrassaient les trois grandes époques dela vie de chaque plante; les lois que la nature avaitsuivies dans leur formation ; les rapports des plantesavec les principes des corps et avec les besoins del’homme : ainsi, en classant les plantes d’après lescaractères, la place qu’occuperait une plante dansn. i7