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Tome deuxième.
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ELOGE UE M. DE JUSSIEU.

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objets que lui, et qui pouvaient l’entendre. Pourprouver à quel point il savait bien les choisir, nousnous contenterons de citer M. Duhamel, et unhomme illustre, que la variété et l’étendue de sesconnaissances ont placé parmi les savants, qui ahonoré la magistrature par son éloquence et parson courage, qui, porté aux grandes places par saseule renommée, n’a pu se déterminer à les remplirque par l’espérance d’y faire le bien, et qui les aquittées sans regret.

M. de Jussieu s’était dispensé de ces inutilités(ju on appelle devoirs de société, mais il les avaitremplacées par une bienfaisance réelle. Il croyait quedes avis utiles, des réponses promptes, et qui sou-vent étaient des traités complets sur l’objet qu’onlui proposait, la communication entière et sansréserve de toutes ses lumières, valaient mieux quedes visites ou des lettres de politesse : il consentaità employer son temps pour les autres, mais non pasà le perdre pour .eux. Ceux qui, par des motifs depersonnalité ou de paresse, seraient tentés de l’imi-ter dans cette espèce de négligence, doivent songerqu’ils ne pourront se la faire pardonner qu’auxmêmes conditions.

Il connaissait d’autant mieux la vanité des autreshommes, qu’absolument exempt lui-même de cettefaiblesse, elle le frappait davantage, et qu’il la voyaitde sang-froid : mais il ne se servait de cette con-naissance que pour se mettre à l’abri des querellesque la vanité des autres lui eût suscitées, et pourleur être utile sans les blesser. Quand un auteur