5.71» ELOGE DE M. DE JUSSIEU.
cence, dans toutes les acceptions de ce mot, le bles-sait. Il ne désapprouvait pas, du moins hautement,ceux qui y manquaient en sa présence; mais il ensouffrait. Il avait rempli toute sa vie ses devoirs dereligion comme ses devoirs de morale, avec la mêmeexactitude, la même simplicité et le même silence.
Son frère aîné avait acquis dans la pratique de lamédecine une fortune considérable : M. de Jussieuen avait été le seul héritier; et il l’a laissée tout en-tière à sa famille, ne donnant qu’une préférence quine pouvait blesser la sensibilité de ses autres parents,au neveu qu’il avait déjà rendu l’héritier de saplace, et surtout de ses idées, la portion de son hé-ritage la plus noble et la plus flatteuse.
Quelques années avant sa mort, M. de Jussieuavait vu son neveu admis à l’Académie : ses con-frères, accoutumés dès longtemps au respect pourses lumières, et à un sentiment plus tendre qu’onne pouvait refuser à son caractère et à ses vertus,lui donnèrent avec empressement cette marque deleurs sentiments, qui, pour cette fois, n’a riencoûté à la justice.
Sa place de pensionnaire dans la classe de bota-nique a été remplie par M. Le Monnier, déjà pen-sionnaire surnuméraire de la même classe.
ELOGE DE M. DE BOURDEL1N.
Louis-Claude de Bourdelin, docteur régent, et