•À’J'À El.OGE DE »1. DE BOI'KDELIIV.
Il fui reçu docteur en médecine en 1720. L’an-née d’auparavant il s’était marié; ses parents l’avaientpressé de prendre cet engagement. Ils lui avaientproposé des partis avantageux qu’il refusa tous.Le choix de la personne qu’on épouse peut malheu-reusement être indifférent à ceux qui, dissipantleur vie entière dans les intrigues ou dans les plai-sirs, 11’ont pas le temps, au milieu de l’agitation,ouplutôt du mouvement dans lequel ils vivent, desouffrir des défauts de leurs femmes ou même de lesconnaître; mais un médecin,livré à des occupationspénibles sans cesse renaissantes, partageant sajournée entre des travaux fatigants et des visitesqui n’offrent que des scènes affligeantes, a besoinde trouver dans sa maison de quoi reposer son âmeet la consoler. M. de Bourdelin choisit M lle Dubois,fille d’un apothicaire, dont le laboratoire lui offraitdes ressources utiles dans ses travaux chimiques ;elle ne lui apporta pour dot que de la beauté, del’esprit, des vertus, et quelques dettes de famille àpayer.
II fut reçu à l’Académie en 1725; et les mémoiresqu’il a insérés dans nos recueils sont les seuls ou-vrages qui restent de lui.
Les deux premiers de ces mémoires ont pour ob-jet les sels alcalis qu’on retire des cendres. M. deBourdelin y annonce que ces sels existent tout for-més dans les plantes, et qu’ils sont combinés avecdes acides ou avec d’autres substances qui s’en déga-gent pendant la combustion de ces plantes. Cetteidée est devenue depuis l’opinion générale des chi-