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Tome deuxième.
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ELOGE UE M. UK HALLER.

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rait l’état de sa famille, qui lui laissait une libertéentière de suivre ses études, et lui offrait plus d’oc-casions de multiplier ses expériences et ses décou-vertes , il n’abandonnait cette patrie que pour serendre plus capable de la servir, de contribuer à sagloire, et pour y revenir un jour plus utile et plusconsidéré. Une autre raison pouvait contribuer à luifaire quitter Berne : la difficulté d’y trouver des ca-davres. L’histoire des contradictions que les anato-mistes ont éprouvées à cet égard depuis Hippocratejusqu’à nos jours, ne serait pas une des moin-dres preuves de cette singulière inconséquence del’homme , qui, passionné pour son bonheur, en né-glige les moyens avec tant d’indifférence, ou mêmeleur oppose les plus grands obstacles; comme si legenre humain , trompé par des hommes intéressés àprolonger son ignorance et son malheur, s’était en-tendu avec eux pour former une ligue contre sespropres intérêts.

Les dix-sept années que M. de Haller passa à Got-tingue furent celles de ses grands travaux, et c’estpendant cette époque qu’il a rassemblé ses titres àla gloire. Le détail de toutes ses recherches, la simpleliste de ses ouvrages, passeraient les bornes de cetéloge; et nous serons obligés de rejeter ce qui auraitpu être l’ornement et la gloire de tout autre, pourne nous arrêter qu’aux grands ouvrages qui peuventimmortaliser le nom de Haller.

Il avait choisi, pour l’objet principal de ses étu-des , la physiologie, cette partie de la médecinequi, pénétrant dans la structure intime des parties