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Tome deuxième.
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ELOGE DE M. MALOUIN.

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elle n’allait pas plus loin : il pouvait choquer ceuxqui combattaient ses opinions, et surtout son respectpour la médecine; mais on voyait aisément qu’il eûtété fâché de les blesser.

Comme il croyait très-sincèrement à son art, ill’employait pour lui-même; et surtout pendant lesdernières années de sa vie, toutes les heures de sajournée étaient scrupuleusement réglées, d’après unrégime qu’il s’était imposé. Ce régime différait beau-coup de la vie commune, et par conséquent le sépa-rait presque entièrement de la société; mais il étaitsoigneusement calculé sur les changements que,selon M. Malouin, l’âge produit dans l’économieanimale.

S’il n’a voulu, par ce régime, que se procurer unevieillesse saine et robuste, terminée par une mortprompte et sans douleurs, il ne s’est point trompé ;il mourut à Versailles d’une attaque l’apoplexie, le3 janvier 1778.

La mort, en surprenant M. Malouin, n’a point pré-venu l’exécution d’un projet qu’il avait formé pourcontribuer aux progrès de la médecine. Témoindepuis longtemps des travaux de la faculté, il voyaitavec douleur ces travaux ensevelis dans des registres,ne servir qu’à l’instruction de ses membres, et ledépôt immense des faits que la faculté rassembleêtre perdu pour les sciences et pour l’humanité.

11 a fondé pour cette compagnie une assembléepublique, où chaque année on prononcera l’élogedes membres que la faculté a perdus, et où ellerendra compte des travaux de l’année. Jaloux de dé-