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Tome deuxième.
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ÉLOGE DK M. DE L11VIVÉ.

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courut le Danemarck, l’Allemagne, une partie de laFrance: il s’arrêta longtemps en Hollande et en An-gleterre, étudiant dans des herbiers ou dans des jar-dins les plantes que la nature a refusées à l’Europe;consultant les botanistes les plus célèbres, Dillen àTiOndres, Jussieu à Paris, et se rendant leur disciplepour se montrer bientôt digne d’être leur rival.

Plus il étudiait la botanique, plus il sentait quecette science, devenue immense dans ses détails,avait besoin qu’une main réformatrice vînt y pro-duire une de ces grandes révolutions qui attachentle nom de leurs auteurs à l’histoire de l’esprit hu-main.

Tournefort avait donné le premier une méthodevraiment systématique de classer les plantes, etM. de Linné aspirait à être dans son siècle ce queTournefort avait été dans le sien ; sachant bienque dans les sciences on peut aller plus loin queses prédécesseurs, sans néanmoins s’élever au-des-sus d’eux, et qu’il est un degré de talent où l’on nepeut plus apercevoir, entre deux hommes livrés auxmêmes recherches, d’autre différence que celle deleur siècle. M. de Linné chercha les caractères fon-damentaux de son système dans les parties desplantes qui servent à leur reproduction. Les bota-nistes allemands ont prétendu qu’il devait la pre-mière idée de ce système à Burkard; et dans lesmêmes ouvrages ils revendiquaient, en faveur deCamérarius, la méthode de Tournefort; ils soute-naient que Jungius, et un autre Camérarius, avaientété les guides de Vaillant, à qui M. de Linné aecor-