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Tome deuxième.
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ÉLOGE 1)E !H. I)K LUVJVÉ. 355

nouvelles observations sur la nature lui en fournis-saient de nouvelles preuves: il y croyait, parce quechaque jour il la voyait agir sous ses yeux.

« L’homme physique qui use de la nature est ,« disait-il, comme un roi qui a droit d’exiger de ses« sujets ce qui est nécessaire à ses besoins, et qui les« fait servir à l’accomplissement de ses desseins ; s’il« abuse de son pouvoir, il apprend bientôt, par la« résistance de ses sujets même, que les rois ont été« établis pour les peuples, et non les peuples pour les;< rois, et qu’il n’a reçu l’empire sur la nat ure que pour« servir à conserver dans l’univers l’ordre que la Pro-« vidence y a établi. Ainsi, tandis que les végétaux« fournissent à tous les aiiimaux leur nourriture,~« une retraite, un abri pour les générations nais-« santés, ces mêmes animaux, quelquefois néces-« saires à la reproduction des plantes, servent en-« core, par la destruction même qu’ils font des vé-« gétaux, à maintenir entre les différentes espèces« un équilibre qui en assure la perpétuité. L’on peut'< dire en un sens que les animaux ont été formés« pour les plantes, comme les plantes pour les ani-« maux; ou plutôt toutes les parties de la nature« subordonnées entre elles, mais nécessaires l’une à« l’autre, forment un ensemble aussi frappant par« l’unité du plan que par la sagesse des vues de son« auteur. »

L’existence des poisons n’était même, pour M. deLinné, qu’une raison de plus d’admirer les soins dela Providence pour l’espèce humaine. « La nature ,« disait-il, n’a préparé des poisons dans l’ordre phy-

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