ÉLOGE DE M. LE COMTE DABCI. 3y5
deux illustres géomètres; enfin, ce principe ne s’ap-plique immédiatement qu’aux mouvements libres,et, pour l’étendre aux mouvements assujettis à desconditions, M. d’Arci employait une méthode à lafois originale et simple, élégante et ingénieuse.
En 1750, il présenta son principe sous une au-tre forme; il l’appela le principe de la conservationd’action, pour l’opposer en quelque sorte au prin-cipe de la moindre action, auquel M. de Maupertuisétait parvenu à donner une grande célébrité, et queM. d’Arci avait attaqué dans plusieurs mémoires. Onsait quelles disputes ce principe produisit, combienelles furent inutiles aux progrès des sciences, et af-fligeantes pour ceux qui s’intéressent à leur gloire.Nous n’entrerons point dans ces discussions qui ontcessé d’intéresser les mathématiciens, et que nouscroyons qu’on peut regarder comme absolumentterminées, depuis qu’un géomètre philosophe afixé, avec autant de précision que d’impartialité, cequ’on doit penser de la métaphysique de ce prin-cipe, dans quelques-uns des articles dont il a enri-chi l’Encyclopédie.
M. d’Arci a employé son principe à la solution deplusieurs problèmes; parmi ceux auxquels il l’ap-plique, ou remarque le problème de la précessiondes équinoxes, le plus difficile peut-être de l’astro-nomie physique, et celui dont la solution a contri-bué le plus à prouver la vérité de la loi générale,découverte par Newton. M. D’Aiembert avait résolule premier ce problème, plusieurs années aupara-vant, par une méthode directe, qui embrasse la tliéo-
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