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Tome deuxième.
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378 ÉLOGE DE M. LE COMTE d’aHCI.

les phénomènes électriques, il était intéressant demesurer cette force; iJ fallait donc chercher un élec-tromètre. Les corps électrisés attirent ceux qui sontcapables de recevoir d’eux l’électricité ; deux corpsdoués d’une électricité contraire s’attirent plus for-tement encore; mais la force répulsive qu’exercententre eux des corps qui ont le même genre d’élec-tricité, et qui la reçoivent d’un même conducteur,paraît celle dont il est le plus facile de comparerles degrés d’intensité : elle fut employée dans laconstruction de l’électromètre que proposèrentMM. d’Arci et le Roi ; car M. le chevalier d’Arci fitces expériences de concert avec M. le Roi, membrede cette Académie , élève comme lui de M. Clairaut.Un goût commun pour la physique avait resserrécette liaison de leur jeunesse, quia duré jusqu’à lamort de M. d’Arci. Après une amitié de vingt ans,tous deux se crurent des droits à une même place,et cette concurrence, qui aurait détruit peut-êtresans retour une amitié commune, ne put altérer cellede MM. d’Arci et le Roi, même pendant le tempsde la discussion : aucun des deux cependant ne pa-rut songer à proposer le sacrifice de ses prétentions,bien sûr que son concurrent n’eût pas voulu lui cé-der l’avantage de sacrifier ses droits à l’amitié.

M. d’Arci n’avait pu faire la guerre sans réfléchirsur les parties de cet art auxquelles les sciencesqu’il cultivait étaient plus immédiatement liées, et ils’occupa pendant la paix de perfectionner la théoriede l’artillerie.

La guerre est un fléau; mais c’est la guerre elle-