Band 
Tome deuxième.
Seite
386
JPEG-Download
 

386 ÉLOGE DE AI. LE COMTE d’aRCI.

Tel est en particulier l’objet d’un mémoire sur lesmachines hydrauliques,imprimé en mémoire

dans lequel M. d’Arci montre combien il est facilede s’égarer en cherchant par l’expérience les lois deseffets susceptibles d’un maximum ou d’un minimum,et indique en même temps comment on peut formerun système d’expériences qui, même dans ce cas,conduise à la découverte de ces lois.

On remarque également dans tous ses ouvragesdes vues ingénieuses et philosophiques; l’auteurprésente toujours ses recherches comme des essaisqu’il se propose d’étendre et de perfectionner : maisle temps d’y mettre la dernière main lui manquait.Il avait l’ambition de son état, la seule ambition ex-cusable, la seule qui puisse être utile. Son ardeurpour les sciences ne s’était point affaiblie par lesdistractions auxquelles deux guerres l’avaient forcé;plusieurs même de ses travaux sont datés de l’époquede ces guerres; mais ces longues distractions luiavaient fait perdre l’habitude du travail, et l’habi-tude plus nécessaire encore de suivre longtemps unmême objet et une même idée. Comme il voyait lesobjets en grand, comme il voulait porter dans sesexpériences une précision rigoureuse, le défaut detemps, les bornes de sa fortune ne lui ont trop sou-vent permis d’exécuter qu’une faible partie de ce qu’ilavait conçu. ^

D’ailleurs M. d’Arci vivait dans le monde, et avecune belle figure, une taille avantageuse, un carac-tère ardent, une âme active, il était difficile qu’ilne se laissât point entraîner à une dissipation dont