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Tome deuxième.
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K LOGE DE M. BUCQLfET. \ I 3

leur chimiste, il voulut être naturaliste et physicien.Son talent pour enseigner se développait en mêmetemps que sa facilité pour apprendre; il devint bien-tôt le maître de ses condisciples, et il le devint parleur choix ; enfin, son cours d’étude n’était pas en-core fini, que déjà il s’était acquis un nom parmiles démonstrateurs célèbres.

Il fit le premier un cours où il réunissait la miné-ralogie et la chimie; il n’en est pas du règne miné-ral comme des deux autres règnes de la nature : c’estsurtout par leur organisation, et par les fonctionsqui en dépendent, que les animaux et les végétauxdoivent être étudiés; les substances qui les com-posent sont le résultat des fonctions dont cette or-ganisation est le principe; et les différences qu’onobserve entre ces substances dans les différents corpsde ces deux règnes, ne paraissent être que la suite decelles qui existent entre leur constitution orga-nique : c’est, au contraire, principalement de la na-ture et de la proportion de leurs principes constitu-tifs que les minéraux tiennent leur essence et leursqualités; si des corps différents entre eux par leurforme extérieure paraissent donner dans leur ana-lyse les mêmes principes, alors, tantôt la différencedes formes naît des circonstances accidentelles, etces corps si différents en apparence sont une mêmesubstance ; tantôt il existe entre les principes de cescorps, entre la proportion de ces principes danschacun d’eux, entre la manière dont ils y sont com-binés, des différences qui n’en sont pas moins réellespour avoir échappé aux recherches des savants. Les