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Tome deuxième.
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ELOGE DE M. BERTIN.

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surtout à la patience, au zèle avec lesquels, pendantune année entière, M. de Lépine s’était montré leconseil, le consolateur ou plutôt le père de sonmalheureux ami ; c’était le titre que M. Bertin luidonnait, et qu’il n’a jamais cessé de lui donnerdepuis.

C’est d’après ce savant et respectable médecin,qui suivit M. Bertin dans toute sa maladie, d’aprèsles propres lettres de M. Bertin lui-méme, que nousavons tracé ce tableau, et nous n’avons cru devoirrien dissimuler. Lorsque des malheurs si peu méri-tés affligent un homme digne d’estime et de respect;lorsqu’à côté du tableau de ces misères auxquellesl’humanité est condamnée, on peut placer des ta-lents et des vertus, ces malheurs ne peuvent plusêtre que touchants, et celui qui les éprouve n’enpeut devenir que plus intéressant et plus respec-table. Ainsi, ni des talents supérieurs, ni des con-naissances profondes, ni la justesse naturelle del’esprit, fortifiée par l’habitude, ni un cœur droit etlibre de toute passion violente, ni la vie la plus ré-gulière et la plus sage, ne peuvent préserver celuidont les talents eussent excité l’admiration et l’en-vie, de devenir en un instant un objet de pitié. Siun homme qui a réfléchi pouvait être tenté des’enorgueillir de quelque chose, combien un pareilexemple serait propre à le rendre à lui-même, et àlui montrer que les avantages les plus réels, les pluspersonnels, ne sont pas plus assurés que ceux dontla plus frivole vanité peut s’honorer ; que les donsde la nature sont aussi fragiles que ceux de la for-