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Tome deuxième.
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474 ÉLOGE DE M. DE MAUREPAS.

de brigands et d’esclaves, en rapportèrent ungrand nombre d’inscriptions échappées à l’ignorancedes habitants, qui emploient à faire de la chaux cesmarbres précieux que nous allons y chercher avectant de fatigues et de périls. M. Otter voyagea dansla Mésopotamie et les provinces méridionales de laPerse, les observa en érudit et en géographe; ilnous procura quelques notions plus exactes de cescontrées, qu’une longue succession de grands em-pires, détruits l’un par l’autre, a rendues célèbres,et où l’influence d’un éternel despotisme et des ré-volutions toujours sanglantes n’ont pu anéantir en-core ni la fertilité naturelle du sol, ni même l’in-dustrie. La science navale ne peut avoir de principescertains, qu’autant qu’on lui donne pour base lathéorie des sciences mathématiques. Sans doute,pour rendre ces théories utiles à la pratique, ilfaut les réduire à des règles simples et faciles; maisqui trouvera ces règles ? qui pourra répondre qu’enles suivant, on ne s’écartera pas de la vérité ri-goureuse, si ce n’est un homme qu’une longue ha-bitude a familiarisé avec toutes les difficultés ettoutes les ressources des sciences ? U est des ques-tions où la théorie est inutile; mais qui est en droitde l’assurer, sinon celui que son génie a élevé au-dessus d’elle? et si enfin cette théorie n’est inutileque parce qu’elle n’a pas encore été portée assezloin, n’est-ce pas une raison pour chercher à l’ap-profondir davantage au lieu de la négliger? En vainla paresse et une présomptueuse ignorance répè-tent-elles, tantôt que la théorie ne sert à rien, tantôt