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Tome deuxième.
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48û ÉLOGE DE M. DE MAD REPAS.

rique par M. Deselieux, depuis chef d’escadre, à quiM. du Fay eu avait confié quelques pieds. Manquantd’eau dans la traversée, il avait conservé ce dépôtprécieux aux dépens de son propre nécessaire ; son ,

zèle fut récompensé par le succès, au delà même deses espérances, et le café devint bientôt une cul-ture importante. Mais la compagnie des Indes avaitle privilège d’empêcher cette production d’une terrefrançaise, de croître pour la France; cet abus futdétruit; et une denrée qui n’était qu’un objet deluxe et un plaisir de plus pour le riche , devint bien-tôt assez commune pour servir à la consommationdu peuple. On a observé que dans presque toutesles nations, le peuple avait adopté un aliment ouune boisson dont l’usage est pour lui un amusement,une distraction plutôt qu’un besoin réel, et devientun plaisir de tous les jours que l’habitude n’é- *

mousse pas; c’est aux médecins à prononcer surles effets physiques de ces habitudes : mais ne doit-on pas regarder comme un bien pour l’espèce hu-maine l’usage de boissons, telles que le café et lethé, lorsqu’il succède à celui des liqueurs fortes,et qu’il en émousse le goût parmi le peuple? L’abusde ces boissons ne conduit point à l’abrutissementet à la férocité; l’espèce d’agitation qu’elles procu-rent et qui en fait le charme, ne coûte rien à laraison ni aux mœurs, et elles préservent le peuple,en diminuant sa passion pour les liqueurs enivran-tes, d’une des causes qui contribuent le plus à nour-rir dans cette classe d’hommes la grossièreté, la *

stupidité et la corruption.