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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE MAUREPAS. 497

ou amusé autrefois. Alors même on l'écoutait avecintérêt, parce qu’il s’attachait moins à faire des con-tes plaisants, qu’à rapporter des anecdotes peu con-nues , de ces traits qui peignent les mœurs, les ca-ractères, ou à raconter les petits événements arrivésà ces hommes dont le nom réveille la curiosité. Ilplaisait aux vieillards en leur rappelant les aven-tures de leur temps qu’ils avaient oubliées, auxjeunes gens en leur faisant connaître la générationqui les avait précédés, à tous en leur parlant avecconfiance et une sorte d’abandon des événementsde sa vie et de ceux dans lesquels il avait été acteurou témoin.

Il y a peu d’hommes dont la tête ait moins sentil’influence de la vieillesse : comme il faisait tout sanseffort, cet affaiblissement des organes que l’âgeamène nécessairement n’avait produit sur son es-prit aucun effet sensible.

Il avait épousé, en 1718, M 1Ie de la Vrillière: du-rant une union de soixante-trois ans , leur pluslongue séparation fut d’un mois. Il trouva auprèsd’elle les consolations dont il eut besoin, soit danssa disgrâce , soit dans ses deux ministères ; souventde bons conseils, et toujours cette fermeté contreles événements, qu’il est si doux et si utile de trou-ver dans ceux dont le sort est lié avec le nôtre.

M. de Maurepas devint, en l'jiS , un de nos ho-noraires; il fut le premier des ministres chargés dece département que nous ayons vu occuper uneplace parmi nous, et tous ses successeurs ont suivison exemple. Il devint de bonne heure doyen deII. 32