j£logk de m. pringle.
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naquit le ro avril 1707, à Stitchel-house, dans lecomté de Roxburgh, au nord de la Grande-Bretagne,de Jean Pringle de Stitchel, chevalier-baronnet,et de Madeleine Elliot de Stobs.
Le jeune Pringle se destina de bonne heure à lamédecine. En Angleterre, l’opinion permet à chaquecitoyen de choisir son état, non d’après celui qu’ontexercé ses pères, ou le degré d’orgueil que leurstitres peuvent inspirer, mais d’après son goût et sestalents. Cette liberté doit produire d’heureux effets;les particuliers, moins contraints, sont plus heu-reux; moins d’hommes sont hors de leur véritabeplace, et la nation en est mieux servie.
M. Pringle ne borna point ses études à la méde-cine; aussi fut-il jugé digne, à l’âge de vingt-cinqans, de remplir une chaire de métaphysique et demorale dans l’université d’Edimbourg. Ces sciences,comme celle de la médecine, devraient ne se fonderque sur des observations ; le goût des systèmes, l’ha-bitude de se payer de mots, et la routine des écoles,ont été les plus grands obstacles aux progrès detoutes trois; et l’importance dont les objets qu’ellestraitent sont pour les hommes, leur liaison avec nosintérêts les plus chers, sont encore une des causesqui y ont rendu plus puissante que dans les sciencespurement, spéculatives, l’influence des passions etdes préjugés populaires.
Mylord Stairs, général des troupes anglaises dansla guerre de 1741» crut que M. Pringle serait plusutile à son pays à la tête des hôpitaux de l’armée,que dans une école de métaphysique ; et il le fit