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ELOGE DE M. PRliNGLE.
ces sels, ces médicaments produisissent sur un corpsvivant les mêmes effets que sur les substances mor-tes; mais il croyait que des médicaments qui accélè-rent ou arrêtent la fermentation dans les substancesanimales privées de la vie, ont un effet analoguesur les viscères, sur les humeurs d’un corps vivant,quoique cet effet doive être modifié par les forcesorganiques qui s’y exercent, par les opérations quiproduisent la digestion ou les diverses sécrétionsdes humeurs : il croyait enfin que si, dans ces effetscombinés, la propriété antiseptique des médica-ments n’est pas conservée tout entière, elle n’estpas non plus absolument détruite.
Cette dissertation sur les substances septiques ouantiseptiques , obtint, en 1702, la médaille destinéepar la fondation du chevalier Cowley, au mémoirefait pendant l’année, qui, au jugement des com-missaires de la Société royale, renferme les expérien-ces les plus utiles ; fondation qu’il serait à désirerque l’on vît se multiplier, non peut-être par des ins-titutions perpétuelles, mais par des établissementsqui, assurés seulement pour un certain nombred’années, se renouvellent s’ils sont utiles, et 11e peu-vent jamais finir, comme tant de fondations ancien-nes, par devenir d’une éternelle inutilité.
M. Pringle servit encore dans les armées d’Alle-magne pendant les trois premières campagnes de laguerre de 1755; à la fin de 1758, il quitta des fonc-tions devenues trop pénibles, et fixa son séjour àLondres, partageant son temps entre la pratique dela médecine et la Société royale. Il en était membre