Band 
Tome deuxième.
Seite
534
JPEG-Download
 

ÉLOGE DE M. 1)’aNVILLE.

534

parcouru, les cartes de M. d’Anville à la main, lesîles de la mer Égée, une partie de la Grèce, de l’AsieMineure et de la Syrie.

Nous 11’entrerons ici dans aucun détail sur lescartes qu’a publiées M. d’Anville; nous observonsseulement que dans celles qui ont pour objet la géo-graphie moderne, les deux hémisphères et les quatreparties du monde, présentés sur une grande échelle,renferment tout l’univers connu au moment où illes a publiées: elles sont à la fois et une descriptionexacte d’une grande partie du globe, et un monu-ment précieux de l’état de la géographie à cetteépoque.

Dans les cartes anciennes, l 'orbis veteribus notusprésente l’ensemble de tous les pays qui ne purentéchapper à la curiosité des voyageurs ou des phi-losophes, à l’ambition d’Alexandre, à la tyranniedes Romains, à l’avidité des navigateurs phéniciens.L'orbis mrnanus renferme tous les détails de cet em-pire, dont le nom est encore si imposant pour lesnations mêmes qui l’ont détruit et qui se sont éle-vées sur ses ruines, tandis que la carte des monar-chies du moyen âge offre le tableau de cette des-truction, le plus grand des événements dont l’his-toire nous ait transmis le souvenir.

Attaché â feu M. le duc d’Orléans, qui retiré à Sainte-Geneviève avait conservé son goût naturel pour lessciences, mais ne voulait plus que les faire servirace qui était devenu l’unique objet de ses études,M. d’Anville fit, pour ce prince, une carte de la Pa-lestine.