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Tome deuxième.
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ÉLOGE UE M. BORDENAVE.

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lui déplaire : sans doute il fallait que ce sentimentfût bien vif, pour qu’un homme, jouissant d’uneconsidération méritée, voulût bien se donner untort à réparer, et se soumettre à ce que peut avoirde terrible le mécontentement d’un corps qui croitses droits blessés par un de ses membres. D’ailleurs,et en cela M. Bordenave ne s’est pas trompé, il ren-dait à l’Académie la justice de croire que son res-sentiment n’était pas aussi à craindre que le seraitcelui d’une compagnie qui, formée d’hommes sanslumières, et par conséquent dominés par l’esprit decorps, ne se laisserait désarmer ni par le zèle nipar les services, et dont la haine serait d’autant plusimplacable, qu’elle aurait un motif plus frivole ouplus injuste, et que l’objet de cette haine auraitplus de vertus ou de talents.

Devenu académicien, M. Bordenave a donné dansnos recueils plusieurs observations chirurgicales etdeux mémoires, l’un sur le mouvement des côtespendant la respiration, l’autre sur la nécessitéd’ouvrir les femmes mortes dans l’état de gros-sesse.

On a observé , en effet, que souvent l’enfant sur-vivait assez longtemps à la mère , et que cette opé-ration pouvait le sauver : il est aisé de sentir combiencette question est délicate, et qu’il 11e faut pas s’ex-poser à commettre un crime, dans l’espoir incertainde prolonger de quelques instants ou de quelquesannées l’existence d’un individu que rien 11’attacheencore à la vie.

M. Bordenave était échevin de Paris, et aucun