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Tome deuxième.
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ÉLOGE 1>E M. BERNOULLI. 56 J

et le reflux de la mer avec MM. Euler et Maclaurin.Chaque pièce avait un mérite qui lui était propre.M. Bernoulli avait traité toutes les parties de laquestion proposée avec cette sagacité, cette mé-thode qui caractérisent tous ses ouvrages. Le mé-moire de M. Maclaurin renfermait ce théorème cé-lèbre sur l’équilibre des sphéroïdes elliptiques, quiporte son nom et qui doit l’immortaliser. M. Euleravait donné une méthode du calcul intégral, nou-velle alors, et qui sert à résoudre l’équation fonda-mentale de presque tous les problèmes sur le mou-vement des corps célestes.

L’Académie couronna en même temps une qua-trième pièce, dont tout le mérite était d’être carté-sienne, et c’est le dernier acte public du culte qu’elleavait rendu, trop longtemps peut-être, au systèmedes tourbillons.

M. Bernoulli obtint le prix de 17^ sur les bous-soles d’inclinaison. Le calcul de l’erreur que les dif-férentes espèces de frottement peuvent causer dansl’inclinaison d’une lame mobile sur des tourbillons,et assujettie à la force magnétique et à la pesanteur;le calcul plus délicat encore du changement que doi-vent produire dans le lieu du centre de gravité l’in-clinaison de la lame et la courbure que son poids luifait contracter; des moyens ingénieux de reconnaîtreavec exactitude par l’expérience aidée du calcul lavéritable inclinaison, tandis que l’aiguille observéeimmédiatement en donnerait toujours une fausse :tels sont les objets traités dans cette pièce, un desouvrages fie M. Bernoulli où il a déployé le plus de