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Tome deuxième.
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ét.OGF. 1)F. M. BKRNOUI.I.I.

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si souvent des prétentions fondées sur des fables,de brillantes prérogatives achetées par des basses-ses, de grandes dignités avilies par des actions hon-teuses, et cent titres d’honneur entassés à la suited’un nom déshonoré.

M. Bernoulli était simple, sans vanité, sans faussemodestie; sa société était agréable; il n’y mettait au-cun art, excepté celui de faire parler les autres de cequ’ils savaient le mieux. II ne se souvenait de la su-périorité de son génie et de sa gloire que pour sen-tir qu’il devait chercher à se la faire pardonner, etdédaigner des succès de société trop humiliants pourles autres, et pour lui trop petits et trop faciles.

Il ne s’est point marié. Dans sa jeunesse, on luiproposa un parti très-avantageux; mais l’extrêmeéconomie de la femme qu’on lui destinait l’eutbientôt décidé à rompre avec elle. Depuis ce temps,il n’a plus pensé au mariage que pour se souvenirqu’il avait été sur le point de perdre en un jour saliberté et son repos, et pour se fortifier dans la ré-solution de ne plus s’exposer au même péril. Dé-cent dans ses mœurs sans être austère, il ne fit pasà l’opinion l’honneur de la braver; mais il ne lui sa-crifia rien de ce qui pouvait contribuera la douceurde sa vie.

Quoiqu’il respectât la religion de son pays dansses discours comme dans ses écrits , et qu’il en suivîtmême les pratiques, à la vérité très-peu gênantes ,il était fortement soupçonné de n’avoir pour ellequ’un respect extérieur; ses pasteurs surtout l’accu-saient d’avoir porté très-loin la liberté de penser. Il