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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE JW. BERNOULLI.

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par la nature des objets dont elle s’occupe , que parla faute de ceux qui l’ont cultivée. Dans les mémoiresde M. Bernoulli, qui ont rapport à ces. discussions ,on voit quelques traits d’humeur s’échapper commemalgré lui, trop rarement pour faire croire qu’ellesaient pu nuire à son repos, mais assez pour prouverque s’il aimait la paix , c’était moins par tempéra-ment ou par insensibilité, que par raison et parphilosophie.

Les membres de l’université de Bâle sont exclusdes places du gouvernement : ce n’est pas (ainsi qu’onpourrait le croire dans certains pays où les préjugésgothiques ne sont pas encore éteints) que ces sagesrépublicains aient pu regarder la noble fonctiond’instruire les hommes comme un état abject ; cen’est pas non plus que, suivant des idées non moinsfausses, mais encore accréditéés par l’ignorance etla crainte des réformes utiles, ils croient le talentpour les sciences incompatible avec le talent de gou-verner; comme si l’art de gouverner n’était pas aussicelui de découvrir ou de discerner la vérité; commesi la méthode de la trouver, de la reconnaître, d’enprésenter les preuves , n’était point la même par-tout ; comme si enfin les ressources qu’offre le goûtdes sciences ne devaient pas donner au caractèrede ceux qui les cultivent, une indépendance qu’onn’est pas en droit d’attendre de ces hommes qui,n’étant rien que par leurs places, perdent tout quandils sont forcés de les quitter. D’autres motifs sansdoute ont dicté cette disposition : on a craint l’in-fluence trop grande qu’aurait dans une républiqueII. 37