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Tome deuxième.
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ÉLOGI Ut Al. DUHAMEL.

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pèrie des saisons, forcé, pour conserver sa denrée,a des précautions souvent coûteuses, a de plus àcraindre l’effet des restrictions mises trop souvent àla liberté de la vente, entraves d’autant plus funestesaux propriétaires et au peuple, que cette denrée estplus nécessaire. Aussi M. Duhamel s’est-il écarté,dans ce seul point , du silence respectueux qu’ils’était imposé sur tout ce qui tient à la législation ;il a osé plaider la cause de la liberté du commercedes grains, parce qu’il la croyait liée à la sûreté dessubsistances , à la prospérité de l’agriculture; et il l’aplaidée avec courage dans un temps où le préjugéqu’il attaquait avait des défenseurs irrités et puis-sants , qui pouvaient trouver plus sûr et plus facilede se venger que de répondre.

Dans les dernières années de sa vie, il eut la con-solation de voir former un établissement destiné àperfectionner la pratique de la mouture et de la bou-langerie; nommé membre de ce comité qui voulaitse décorer d’un nom si célèbre, ceux qui le compo-saient lui témoignèrent la crainte de ne pas le voiraussi souvent à leurs séances qu’ils l’auraient désiré :Je ni y ferai plutôt porter, répondit-il. 11 voyait quelsheureux effets devaient résulter d’une société oùl’on s’occupait de la subsistance du peuple, non,comme il en avait gémi si souvent, pour la rendreplus chère et plus incertaine, en multipliant des rè-glements inutiles et dangereux, mais pour perfec-tionner la manière de la préparer, afin d’obtenird’une même quantité de blé une nourriture plussaine, plus agréable, plus abondante, et par là pro-