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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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vie, tandis qu’un homme étranger au christianismepleure Zaïre, dont le cœur, égaré par sa tendressepour son père, s’immole au préjugé superstitieuxqui lui défend d’aimer un homme d’une secte étran-gère ; et c’est là le chef-d’œuvre de f art. Pour qui-conque ne croit point aux.livres juifs, Athalie n’estque l’école du fanatisme, de l’assassinat et du men-songe. Zaïre est, dans toutes les opinions commepour tous les pays, la tragédie des cœurs tendres etdes âmes pures.

Elle fut suivie Adélaïde du Guesclin, égalementfondée sur l’amour, et où, comme dans Zaïre , deshéros français, des événements de notre histoire,rappelés en beaux vers, ajoutaient encore à l’intérêt;mais c’était le patriotisme d’un citoyen qui se plaîtà rappeler des noms respectés et de grandes épo-ques, et non ce patriotisme d : antichambre , qui de-puis a tant réussi sur la scène française.

Adélaïde n’eut point de succès. Un plaisant duparterre avait empêché de finir Mariamne, en criant :La reine boit; un autre fit tomber Adélaïde, enrépondant : Couci-couci , à ce mot si noble, si tou-chant de Vendôme : Es-tu content , Coud ?

Cette même pièce reparut sous le nom du Ducde Foix, corrigée moins d’après le sentiment del auteur q U e sur les jugements des critiques; ellere ussit mieux. Mais lorsque, longtemps après, lestlols c °ups de marteau du Philosophe sans le savoireuient appp| s qu’on ne sifflerait plus le coup de ca-non à. Adélaïde; lorsqu’elle se remontra sur la scène,malgré Voltaire, qui se souvenait moins des beautés