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Tome quatrième.
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VIE UE VOLTAIRE.

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donner réciproquement leurs erreurs, et celui dessouverains, d’empêcher, par une sage indifférence,ces vaines opinions, appuyées par le fanatisme etpar 1 hypocrisie, de troubler la paix de leurs peuples :tel est l’objet du poème de la Loi naturelle.

Ce poème, le plus bel hommage que jamaisl’homme ait rendu à la Divinité, excita la colère desdévots, qui 1 appelaient le poème de la Religion na-turelle, quoiqu’il n’y fut question de religion quepour' combattre l’intolérance, et qu’il ne puisse exis-ter de religion naturelle. 11 fut brûlé par le parlementde Paris, qui commençait à s’effrayer des progrèsde la raison autant que de ceux du molinisme. Con-duit, à cette époque, par quelques chefs, ou aveu-glés par l’orgueil, ou égarés par une fausse politique,il crut qu’il lui serait plus facile d’arrêter les progrèsdes lumières que de mériter les suffrages des hommeséclairés. 11 ne sentit pas le besoin qu’il avait de l’opi-nion publique, ou méconnut ceux à qui il étaitdo nné de la diriger, et se déclara l’ennemi des gensde lettres, précisément à l’instant où le suffragedes gens de lettres français commençait à exercerquelque influence sur la France même, et sur l’Eu-rope.

Cependant le poème de Voltaire, commenté de-puis dans plusieurs livres célèbres, est encore celuioù la liaison de la morale avec l’existence d’un Dieuest exposée avec le plus de force et de raison; et,trente ans plus tard, ce qui avait été brûlé commeimpie, eût paru presque un ouvrage religieux.

Dans le poème sur le Désastre de Lisbonne, Vol-