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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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gère. Celte dédicace apprenait à ses ennemis queleurs calomnies ne compromettraient pas davantagesa sûreté que leurs critiques ne nuiraient à sa gloire;et c’était mettre le comble à sa vengeance.

Cette même année, il apprend qu’une petite-niècede Corneille languissait dans un état indigne de sonnom : C’est le devoir d’un soldat de secourir la niècede son général, s’écrie-t-il. Mademoiselle Corneillefut appelée à Ferney; elle y reçut l’éducation quiconvenait à l’état que sa naissance lui marquait dansla société. Voltaire porta même la délicatesse jusqu àne pas souffrir que l’établissement de mademoiselleCorneille parût un de ses bienfaits; il voulut qu’ellele dût aux ouvrages de son oncle. Il en entrepritune édition avec des notes. Le créateur du théâtrefrançais, commenté par celui qui avait porté cethéâtre à sa perfection; un homme de génie, né dansun temps où le goût n’était pas encore formé, jugépar un rival qui joignait au génie le don presqueaussi rare d’un goût sûr sans être sévère, délicatsans être timide, éclairé enfin par une longue etheureuse expérience de l’art, voilà ce qu’offrait cetouvrage. Voltaire y parle des défauts de Corneilleavec franchise, de ses beautés avec enthousiasme.Jamais on n’avait jugé Corneille avec tant de ri-gueur; jamais on ne l’avait loué avec un sentimentplus profond et plus vrai. Occupé d’instruire et lajeunesse française et ceux des étrangers qui cultiventnotie littérature, il ne pardonne point aux vices dulangage, à 1 exagération , aux fautes contre la bien-séance ou contre le goût; mais il apprend en même