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Tome quatrième.
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VIE UE VOLTA1KE.

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Cel arrêt révolta tous les esprits. Aucune loi neprononçai! la peine de mort, ni pour le bris d’images,ni pour les blasphèmes de ce genre; ainsi les jugesavaient été même au delà des peines portées par deslois que tons Jes hommes éclairés ne voyaient qu’a-vec horreur souiller encore notre code criminel. Iln’y avait point de père de famille qui ne dût trem-bler, puisqu’il y a peu de jeunes gens auxquels iln’échappe de semblables indiscrétions ; et les jugescondamnaient à une mort cruelle, pour des discoursque la plupart d’entre eux s’étaient permis dans leurjeunesse, que peut-être ils se permettaient encore,et dont leurs enfants étaient aussi coupables quecelui qu’ils condamnaient.

Voltaire fut indigné et en même temps effrayé.On avait adroitement placé le Dictionnaire philoso-phique au nombre des livres devant lesquels on di-sait que le chevalier de la Barre s’était prosterné.On voulait faire entendre que la lecture des ouvragesde Voltaire avait été la cause de ces étourderiestransformées en impiétés. Cependant le danger nel’empêcha point de prendre la défense de ces vic-times du fanatisme. D’Etallonde, réfugié à Wesel,obtint, à sa recommandation, une place dans unrégiment prussien. Plusieurs ouvrages imprimés ins-truisirent l’Europe des détails de l’affaire d’Abbe-ville; et les juges furent effrayés, sur leur tribunalmême, du jugement terrible qui les arrachait à leurobscurité , pour les dévouer à une honteuse immor-talité.

Le rapporteur de Lalli, accusé d’avoir contribué à