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Tome quatrième.
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VIE UE VOLTAIRE.

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pliilosoplie préférât la richesse de quelques nationsà la liberté d’un peuple entier, le commerce de quel-ques villes, au progrès de la culture et des arts dansun grand empire? Loin de nous ces vils calculateursqui veulent ici tenir la Grèce dans les fers des Turcs;là, enlever des hommes, les vendre comme de vilstroupeaux, les obliger, à force de coups, à servirleur insatiable avarice, et qui calculent gravementles prétendus millions que rapportent ces outragesà la nature !

Que partout les hommes soient libres, que cha-que pays jouisse des avantages que lui a donnés lanature ! Voilà ce que demande l’intérêt commun detous les peuples, de ceux qui reprendraient leursdroits, comme de ceux où quelques individus, etnon la nation , ont profité du malheur d’autrui.Qu’importe, auprès de ces grands objets, et desbiens éternels qui naîtraient de cette grande révo-lution, la ruine de quelques hommes avides quiavaient fondé leur fortune sur les larmes et le sangde leurs semblables !

Voilà ce que devait penser Voltaire, voilà ce quepensait M. Turgot.

On a parlé de l’injustice d’une guerre contre lesTurcs. Peut-on être injuste envers une horde de bri-gands qui tiennent dans les fers un peuple esclave,à qui leur avide férocité prodigue les outrages? Qu’ilsrentrent dans ces déserts dont la faiblesse de l’Eu-rope leur a permis de sortir, puisque dans leur bru-tal orgueil ils ont continué à former une race detyrans, et qu’enfin la patrie de ceux à qui nous de-