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Tome quatrième.
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LE TEMPLE DU GOUT.

Nous croyons devoir dire un mot des variantesde ce poëme.

La critique conseillait à M. de Voltaire de ne pointfaire de vers dans sa vieillesse, et de ne pas aller enAllemagne. Il n’a point profité de ces conseils, etnous y aurions beaucoup perdu, s’il avait suivi lepremier. Il a laissé subsister ces vers pour éviterapparemment qu’on lui reprochât de les avoir ôtés ;mais il a supprimé :

Donnez plus d’intrigue à Brutus,

Plus de vraisemblance à Zaïre,

parce que ces conseils de la critique étaient moinsl’expression de son jugement, qu’un sacrifice qu’ilfaisait à l’opinion publique du moment.

Il a supprimé également quelques louanges quin’étaient que des compliments de société, et qui,dans un ouvrage lu par toute l’Europe et destinépour la postérité, auraient contrasté avec les juge-ments sévères, mais justes, que contient le reste dupoëme.

U n’a pas cru devoir conserver non plus les élogesqu’il avait donnés d’abord au cardinal de Fleury,parce que le cardinal se rendit, peu de temps après,l’instrument de la haine des cagots contre M. deVoltaire, quoiqu’il les méprisât autant que M. deVoltaire lui-même pouvait les mépriser.

Toutes les fois qu’un homme de lettres loue unministre ou un prince , il conserve le droit d’effacerses éloges, s’ils cessent de les mériter.