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Tome quatrième.
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CONTES EN VERS.

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toujours , comme dans la Fontaine , une femme sé-duite, ou un mari trompé ; la véritable morale y estplus respectée; la fourberie, la violation des sermentsn’y sont point traitées si légèrement. La volupté yest plus décente, et à l’exception d’un petit nombrede pièces échappées à sa première jeunesse, le ton dulibertinage en est absolument banni.

M. de Voltaire a fait des satires comme Boileau;et comme Boileau il a peut-être parlé trop souventde ses ennemis personnels. Mais les ennemis de Boi-leau n’étaient que ceux du bon goût, et les ennemisde Voltaire furent ceux du genre humain. L’un futinjuste à l’égard de Quinault, auquel il ne pardonnajamais, ni la mollesse aimable de sa versification, nicette galanterie qui blessait l’austérité et la justessede son goût. L’autre fut injuste envers J. J. Rous-seau; mais Rousseau s’était déclaré l’ennemi des lu-mières et de la philosophie. Il paraissait vouloir at-tirer la persécution sur les mêmes hommes quiavaient pris sa défense, lorsque lui-même en avaitété l’objet. Mais M. de Voltaire fut de bonne foi ainsique Boileau. Ils n’ont méconnu, l’un dans Quinault,l’autre dans Rousseau, que des talents pour lesquelsleur caractère et leur esprit ne leur donnaient aucunattrait naturel.

Si M. de Voltaire a pris quelquefois le ton violentet presque cynique de .luvénal, c’est qu’il avait à pu-nir, comme lui, le vice et l’hypocrisie.

Dans le recueil des poésies mêlées, on a évité éga-lement d’en multiplier trop le nombre, et d’en insé-rer qui fussent d’une autre main. Souvent ce choix