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Tome quatrième.
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I-E MONDAIN. a33

langes littéraires, le Dictionnaire philosophique , laCorrespondance , etc.

LE MONDAIN.

Ces deux ouvrages ont attiré à M. de Voltaire lesreproches, non-seulement des dévots, mais de plu-sieurs philosophes austères et respectables. Ceux desdévots ne pouvaient mériter que du mépris, et onleur a répondu dans XApologie du Mondain , Touteprédication contre le luxe n’est qu’une insolence ri-dicule dans un pays où les chefs de la religion ap-pellent leur maison un palais , et mènent dans l’opu-lence une vie molle et voluptueuse. Les reprochesdes philosophes méritent une réponse plus grave.Toute grande société est fondée sur le droit de pro-priété ; elle ne peut fleurir qu’aulant que les indivi-dus qui la composent, sont intéressés à multiplier lesproductions de la terre et celles des arts; c’est-à-dire , autant qu’ils peuvent compter sur la librejouissance de ce qu’ils acquièrent par leur indus-trie; sans cela les hommes, bornés au simple néces-saire, sont exposés à en manquer. D’ailleurs, l’espècehumaine tend naturellement à se multiplier; puis-qu’un homme et une femme qui ont de quoi senourr ir, et nourrir leur famille, élèveront en généralun plus grand nombre d’enfants que les deux quisont nécessaires pour les remplacer. Ainsi, toute peu-plade qui n’augmente point, souffre; et l’on sait que