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Tome quatrième.
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TRA.ITJÎ SUR RA TOLERANCE, ETC. 9.5g

et dans les pays catholiques, qu’il ne faut pas tolérerles communions protestantes, parce qu’elles sontennemies du pouvoir absolu. Cette contradictionne suffit-elle pas à un homme de bon sens, pour enconclure qu’il faut les tolérer toutes, afin qu’au-cune n’ayant de pouvoir, aucune ne puisse être dan-gereuse?

Quelques personnes prétendent que la liberté depenser étant une suite naturelle de la tolérance, etla liberté de penser conduisant à la destruction dela morale, l’intolérance est nécessaire au bonheur deshommes; c’est calomnier la nature humaine. Quoi!du moment où les hommes se mêlent de raisonner,ils deviennent des scélérats ! quoi! la vertu, la pro-bité ne peuvent s’appuyer que sur des sophismesqui disparaîtront dès qu’on sera libre de les attaquer!Cette opinion est contredite par les faits. Parmi leshommes qui commettent des crimes, il y en a beau-coup plus de gens crédules que de libres penseurs;et il faut se garder de confondre la liberté de penser,produite par l’usage de la raison, avec ces maximesimmorales qui sont depuis tous les temps à la bou-che de la canaille de tous les pays: elles sont le fruitd’un instinct grossier, et non celui delà raison ; ellesne peuvent être attaquées et détruites que par elle.

Vous voulez, dites-vous, que les hommes aimentet pratiquent la vertu : préférez ceux qui veulent lesrendre raisonnables , à ceux qui s’occupent d’ajouterdes erreurs étrangères aux erreurs où l’instinct peutentraîner.

Ces hommes qui croient vraie la religion qu’ils pro-

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