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Tome quatrième.
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NOTES

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prendre aux hommes la connaissance de leurs droits.Dans la démocratie, le gouvernement tendra à con-server l’égalité entre les citoyens ; il évitera ce qui lablesserait de droit ; on ne la violera que par desformes qui paraissent la conserver. Le monarqued’une nation ignorante, qu’on appelle despote, res-pectera les usages et les préjugés, sera sévère contreles subalternes qui abusent de leur pouvoir, contreceux qui troublent l’ordre. Dans une monarchie oùil y a beaucoup de distinctions, on les emploierapour attacher tous les hommes riches au gouverne-ment, et l’on fera tomber sur le peuple tout le poidsde l’autorité et du pouvoir; on ménagera plus lesfantômes de l’orgueil que les droits réels des citoyens.Le principe est toujours le même, l’intérêt, quiforce à respecter l’opinion générale, qui produit ungouvernement plus ou moins sage à mesure que lepeuple est plus éclairé et a moins de préjugés. Maisdans tout gouvernement, c’est la crainte qui contientle peuple; c’est l’honneur qui est le principal mobiledes actions de ceux qui, n’etant point occupés deleur subsistance, le sont davantage de leur vanité;c’est la vertu qui inspire un très-petit nombred’hommes, très-rares dans tous les pays et danstous les siècles.

Ce que nous venons de dire nous paraît propre àfaire entendre ce qui a pu donner à Montesquieul’idée de ses trois principes, et à montrer en mêmetemps que cette distinction est inutile et peu fondée.