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Tome quatrième.
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326
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NOTES

3a6

ADULTERE (i).

L’adultère est un crime en morale, mais il ne peutêtre un délit punissable par- les lois : i° parce que sivous avez égard à la violation du serment, la puni-tion de la femme ne peut être juste, à moins que laloi ne condamne le mari convaincu d’adultère à lamême peine; 2 ° si vous avez égard au crime de don-ner à une famille des héritiers étrangers, il faudraitdonc prouver alors que le délit a été consommé;or, c’est ce qui est impossible, sinon par l’aveu dela coupable. Au reste, en laissant au mari, comme àla femme, la liberté de faire divorce, toute peinecontre l’adultère devient inutile. 11 est d’ailleurs dan-gereux de laisser subsister une loi pénale contrel’adultère, dans un pays où ce crime est commun ettoléré par les mœurs, parce qu’alors cette loi nepeut être que l’instrument de vengeances person-nelles ou d’intérêts particuliers.

AFFAIRE.

Sur cette manière de parler : j'ai affaire ou à faire à quelqu’un (a)-

Doit-on dire j’ai affaire à quelqu'un ou j’ai à fau' eà quelqu’un? Voilà encore une de ces incertitudesque les livres classiques ne lèvent point complète-

(1) Voltaire, tome XXIX, |>. 3i3.

( 2 ) Voltaire, tome LXX, p. 7 .