SDH VOLTAIRE.
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APOCALYPSE (i).
Un savant moderne a prétendu prouver que labête de l’Apocalypse n’est autre chose que l’empereurCaligula. Le nombre 666 est la valeur numérale deslettres de son nom. Ce livre est, selon l’auteur, uneprédiction des désordres du règne de Caligula, faiteaprès coup, et à laquelle on ajouta des prédictionséquivoques de la ruine de l’empire romain. Voilàpar quelle raison les protestants, qui ont voulu trou-ver dans l’Apocalypse la puissance papale et sa des-truction , ont rencontré quelques explications très-frappantes.
a
ATHÉES ( 2 ).
Si l’on entend par athée un homme qui, rejetanttoute religion particulière, ne connaît pas la religionnaturelle, il y en a eu un grand nombre dans tousles temps. Ils ont été communs parmi les hommesPuissants de tous les pays, et surtout parmi les prê-tres de toutes les religions. Le monde a été sansuiterruplion la proie de scélérats imbéciles qui^'oyaient tout, dirigés par des scélérats hypocritesc jui ne croyaient rien. Cette espèce d’athéisme osa seUtontrer presque ouvertement en Italie vers le seizièmes iècle : c’est alors qu’on imagina d’ériger l’hypocrisiee t le mensonge en système de morale, et d’établir
(1) Voltaire, tome XXXVII, p. 407.
(a) Voltaire, tome XVIII, p. ai 5 .