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NOTKS
bruit fut adopté avidement par les pénitents et lereste de la populace de Toulouse. Fréron , dont laplume était vendue à toutes les calomnies que l’es-prit de fanatisme avait intérêt d’accréditer, inséracette nouvelle dans ses feuilles périodiques. Il im-portait de la détruire, non-seulement pour l’hon-neur de la famille de Calas, mais pour sauver cellede Sirven, qui demandait alors justice contre unjugement également ridicule et inique, que le fana-tisme avait inspiré à un juge imbécile.
Cette anecdote est une preuve de ce que le fauxzèle ose se permettre, de la bassesse avec laquelleles insectes de la littérature se prêtent à ces infâmesmanœuvres, de ce qu’enfin on aurait à craindre,même dans notre siècle, si le zèle éclairé qui animeles amis de l’humanité, pouvait cesser un momentd’avoir les yeux ouverts sur les crimes du fanatismeet les manœuvres de l’hypocrisie.
Nous avons cru devoir joindre ici cette déclara-tion aux autres pièces relatives à l’affaire de Calas :elle est également nécessaire, et pour complétercette funeste histoire, et pour montrer que c’estmoins à l’erreur personnelle des juges, qu’à l’atro-cité de l’esprit persécuteur, qu’il faut attribuer lemeurtre de ce père infortuné.
CASS 1 N 1 (Jacques) (i).
M. Jacques Cassini, mort en 1706, avait trouvé,( 1 ) Voltaire , tome LUI, p. 3o/ t .