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Tome quatrième.
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NOTES

COMMANDANTS DES PLACES.

Sur l’usage de les punir, lorsqu’ils se rendent avant d’avoir soutenutrois assauts ( i ).

Cet usage, qui n’a point été réformé, est ancien , etn’a pu avoir pour origine qu’un enthousiasme exa-géré de valeur, et une grande indifférence pour lesoi t des malheureux bourgeois qu’il dévouait à toutesles horreurs du pillage. Mais depuis que l’art dessièges s’est perfectionné, et qu’on a la précaution dedétruire toutes les défenses d’une place avant d’ydonner l’assaut, cette condition imposée aux gou-verneurs n’est plus regardée que comme une chosede forme : et de nos jours, un officier qui, prenantune ville d’assaut, la livrerait au pillage, serait aussidéshonoré qu’il l’aurait été dans le siècle dernier,pour avoir refusé de servir de second dans un duel.

CONDÉ (le prince de).

Sur tarrestation de ce prince, ordonnée par Mazarin, pendant laguerre de la Fronde (2).

Le prince de Condé fut d’abord conduit à Vin-centies, avec une escorte commandée par le comtede Miossens. L’abbé de Clioisy rapporte dans sesMémoires que la voiture du prince ayant cassé,

(1) Voltaire, tome XX, p. 371.

(a) Voltaire, tome XX , p. 266.