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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE-

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plétement résolue. II est vrai qu’en général, danstoute manufacture, plus on divise le travail entredes ouvriers occupés chacun d’une même chose, pluson obtient de perfection et d’économie. Mais jusqu’àquel point ce principe se peut-il appliquer à l’agri-culture, ou plus généralement à un art dont les pro-cédés successifs sont assujettis, à certaines périodes,à l’ordre des saisons?

DÉMOCRATIE (i).

Si l’on entend par démocratie uneconstitution danslaquelle l’assemblée générale des citoyens fait immé-diatement les lois, il est clair que la démocratie neconvient qu’à un petit Etat. Mais si l’on entend uneconstitution où tous les citoyens, partagés en plu-sieurs assemblées , élisent des députés chargés de re-présenter et de porter l’expression générale de lavolonté de leurs commettants à une assemblée géné-rale qui représente alors la nation, il est aisé de voir quecette constitution convient à de grands Étals. On peutmême , en formant plusieurs ordres d’assemblées re-présentatives, l’appliquer aux empires les plus éten-dus , et leur donner, par ce moyen , une consistancequ’aucun n’a pu avoir jusqu’ici, et en même tempscette unité de vues si nécessaire, qu’il est impossibled’obtenir d’une manière durable dans une constitu-tion fédérative. Il serait possible même d’établir une

(i) Voltaire, tome XVII, p. 5 /, 6 .